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Contraction et décontraction dans les arts martiaux !

par Bruno Bandelier

Note : Je vous propose aujourd’hui un article invité, rédigé par Fabien Noël, auteur du blog Passion Martiale. Je le laisse se présenter.

Bonjour, je suis Fabien Noël du blog Passion Martiale. Je suis passionné d’Arts Martiaux et de sports de combat en général et pratique également les arts internes tels que le Qi Gong, le Reïki et la méditation. Je m’intéresse aussi beaucoup à la médecine chinoise et à la chronobiologie. Pratiquant d’arts martiaux depuis plus de 11 ans, j’ai décidé de lancer le Blog Passion Martial pour partager ma passion avec d’autres pratiquants. Je remercie Bruno de m’accueillir sur Karaté-Blog.net pour cet article invité, le premier de ce blog (je suis flatté ;-))…

Contraction et décontraction dans les arts martiaux :

Voici un sujet qui me tiens particulièrement à cœur et que je nommerai de très important. J’ai personnellement mis beaucoup de temps avant de comprendre la pertinence de ce concept.
C’est d’une logique implacable : les muscles se contractent et se décontractent lorsque l’on bouge. Cela se fait naturellement.

Mais qu’en est-il lorsque nous souhaitons maitriser ce phénomène dans les arts martiaux?

 Muscles arts martiaux - Passion Martiale

Une explication “très” raccourcie du fonctionnement des muscles

Pour chaque mouvement de notre corps, nous sollicitons un ensemble de muscles. Je ne rentrerai pas dans les détails techniques pour chaque partie du corps, nous en aurions pour des jours entiers.

Lors d’un effort musculaire, le muscle agoniste est celui qui se contracte, le muscle antagoniste est celui qui s’étire en réaction à cette contraction.
Une définition du muscle agoniste: “c’est le muscle qui produit le mouvement considéré par opposition au muscle antagoniste” (Le Petit Larousse).
Il est intéressant de retenir que chaque muscle à son muscle antagoniste.

Un exemple pour illustrer ceci : quand nous plions le bras le biceps se contracte. Il est donc le muscle agoniste. Dans ce cas, le triceps s’étire. Il est donc le muscle antagoniste. Lorsque l’on allonge le bras, c’est l’inverse qui se produit.

Ceci devrai vous rappeler l’article “Le Karaté, le Yin et le Yang et Dame nature” qu’a écrit Bruno sur ce blog. La notion de Ying Yang de la culture asiatique s’applique inéluctablement dans le corps humain. Le monde est tout de même bien fait non?

Bien au delà de ces fins détails anatomiques, nous pouvons aussi parler d’une attitude tendue, dynamique (ou contractée), ou d’une attitude relâchée, molle (ou décontractée). C’est dans cette direction que la suite de l’article se dirige.

Être trop contracté

Imaginez vous, lors de l’exécution d’un kata par exemple, que vous soyez en contraction musculaire excessive. Pensez-vous que vous arriveriez à tenir jusqu’au bout? J’en doute. Pourtant, il arrive de voir régulièrement des pratiquants hyper raides dans leurs mouvements corporels.

Les résultats :

  • beaucoup de lenteur dans leurs mouvements
  • un manque de précision
  • une mauvaise concentration sur les techniques
  • un très mauvais équilibre et enracinement
  • un grand manque de souplesse

Bon en général, ces petits défauts disparaissent avec la pratique. Mais il est important d’en prendre conscience dès le début, car cela peu éviter pas mal de blessures.
Ce phénomène est largement excusé quand nous voyons le rythme de vie de notre civilisation. Nous sommes pour la plupart stressé du matin au soir. Ceci est dû au manque de lâcher prise de notre mental.

Pour améliorer ce genre de désagrément, il existe des arts internes très intéressants. D’ailleurs, à leur origine, beaucoup d’Arts Martiaux asiatiques ne séparaient pas l’externe et l’interne comme nous le faisons aujourd’hui. Le Qi Gong et le Tai Chi Chuan sont deux très bons exemples parmi tant d’autres. C’est un très bon équilibre entre lâcher prise du mental et relâchement de certaines parties du corps, mais aussi tonifier et renforcer ce dernier. Une possibilité de pratiquer des arts martiaux tout en méditant sur soi à chaque instant. Au cour des siècles, les chinois les ont affinés pour en faire aussi un art de santé.

Je vous invite à lire l’article “Comment enrichir votre pratique martiale grâce au Qi Gong ?” présent sur mon blog Passion Martiale.

Le côté positif : quand utiliser la contraction?

La grande contraction doit se faire, principalement, au moment de la frappe ou du blocage. C’est un laps de temps très court.
A ce moment précis, tout le corps se gaine, pour obtenir un enracinement et une frappe puissante. En plus de cela, vous êtes beaucoup moins vulnérable en cas d’attaque adverse. En effet, lorsque que vous attaqué, vous prenez le risque d’ouvrir votre garde. C’est donc aussi une manière de protéger vos parties les plus vulnérables : vos organes.

La fermeté du mouvement ou de la frappe, doit aussi être ferme dans l’esprit. Nous émettons une intention de contraction et de force volontaire par le mental.

Être trop décontracté

Vous avez certainement déjà vu une personne ivre dans la rue ou à la télévision. Voici un exemple d’une décontraction abusive. Cette fois-ci, voilà le corps qui à du mal à se maintenir verticalement, une grande partie est trop relâchée. Il n’est pas non plus possible à un être humain de se déplacer “convenablement” dans cet état.
Là aussi, il arrive de voir des pratiquants un peu trop relâchés, trop mous.

Les résultats :

  • un équilibre très faible
  • pas de tonus corporel
  • des mouvements trop lents
  • un très mauvais enracinement
  • des blocages d’attaques très douloureux

Dans ce cas précis, il a souvent le paramètre “jeune débutant” qui entre en jeux. Avec de la pratique et de la volonté ce petit problème s’estompe.
Un exemple à ne pas suivre : faire un déplacement mains en garde (mole)… et à peine le corps stabilisé… relâcher la garde, les bras ballants.
Brrouuuuhhh, j’en ai les frissons dans le dos rien qu’en y pensant. 😉

Le côté positif : quand utiliser la décontraction?

La décontraction trouve toute son efficacité entre deux frappes ou deux déplacements. On ne relâche pas le corps à 100%, mais on cherche une élasticité à un moment bien précis. Par exemple, il est important de savoir relâcher les épaules et les bras lorsque l’on envoi une frappe de main. Comme nous l’avons vu ci-dessus, les muscles vont principalement se contracter au moment de l’impact, ce qui donne de la puissance. Mais après la frappe, on relâche, on redevient souple.

Imaginez que votre adversaire vienne frapper dans votre biceps au moment où vous envoyez un coup de poing circulaire (Mawashi-Zuki). Si votre muscle est décontracté “pendant” que vous frappez, vous souffrirez 5 fois moins que quelqu’un qui cherche à envoyer une frappe sur-puissante avec un muscle trop contracté. Je sais, c’est pervers comme technique, mais ça existe.

Attention : Cela ne s’applique que dans certains cas. Comme dans l’exemple ci-dessus, si la frappe est très ciblée et précise, la contraction de certains muscles vous desservira.
A contrario, si la frappe est plus massive et écrasante, la contraction musculaire protègera vos os ou vos organes. C’est d’ailleurs le but de tout travail d’endurcissement musculaire que l’on pratique dans la plupart des arts martiaux.

Je vous recommande un film qui illustre bien cela, c’est Ip Man 2. Il y a une scène dans laquelle Ip Man combat contre un anglais bien costaud (Wing Chun VS Boxe anglaise). Dans le deuxième round, il arrive à bout de ce grand gaillard, notamment en frappant dans ses biceps. Bien entendu c’est un film. Mais j’en ai fais personnellement l’expérience. Et croyez moi, depuis je relâche un peu plus avant l’impact.

Regardez cet extrait ci-dessous. Le passage en question se situ à partir de 8:00.

Le relâchement dois aussi être une intention de l’esprit. Si vous êtes relâché dans votre mental, vous serez beaucoup plus vigilant, performant et apte à modifier votre mouvement en cours de route. Par exemple pour passer d’une attaque à une défense si cela est nécessaire lors d’un combat.

Un juste milieu entre ces deux états

Il y a bien entendu un juste milieu à ces deux extrêmes.

Le secret : être ni dans l’un, ni dans l’autre. Mais bien dans les deux en permanence. Il faut viser à équilibrer chaque mouvement en transformant ces deux états.

Une astuce :

A chaque fois que vous travaillez une technique, dans votre club ou chez vous, prenez conscience de ces deux états présents dans votre corps. Observez vos déplacements, votre équilibre. Quels muscles se contractent ou se décontractent? Sont-ils trop contractés ou trop relâchés? Comment pouvez-vous faire pour équilibrer cela?

J’ai eu la chance d’apprendre un art du poing nommé Kurae No Ken. Ces principes y sont appliqués dans tout exercice. Le but étant de jouer avec son partenaire, quelque soit sont style ou sa manière de bouger. Dans tous les cas, l’alternance entre ces deux états est omniprésente en chaque chose. J’ai écrit un article concernant le Kurae No Ken sur mon blog. Vous y trouverez la vidéo d’un des créateurs de cet art en pleine action avec ses élèves.

En conclusion

Tout doit trouver un équilibre dans votre pratique. Se sentir souple, relâché, l’esprit libre… mais aussi rapide, vif, puissant avec une volonté de fer.

Se muscler intelligemment et raisonnablement. Rien ne sert de ressortir tout gonflé, car vous perdrez en rapidité d’action. Les exercices que les enseignants vous font faire, sont très souvent adaptés à votre pratique. Le reste, ce n’est que pour l’apparence 😉

S’assouplir juste ce qu’il faut, n’oubliez pas que c’est surtout lors de l’enfance que nous avons le plus de souplesse. Mais rien est impossible à tout âge. Il suffit juste d’être régulier dans ses assouplissements, un peu tous les jours. Pour cela, relâcher, relâcher et relâcher encore toute tentions physique.

C’est déjà très positif de prendre soin de sa santé en pratiquant un art martial régulièrement. Alors pourquoi ne pas pousser cette belle action un peu plus loin, en prenant conscience de son corps en profondeur.
Après tout, n’est-ce pas là le but ultime des arts martiaux : atteindre la perfection de l’union corps – esprit? Les deux étant indissociables, il est intéressant d’apprendre à les unir définitivement.

Martialement,
Fabien Noël

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  1. Stephane permalien

    Super !

    un point sue lequel je ne suis pas bon du tout ….

  2. Bonjour à toutes et à tous,

    Merci Fabien pour cet article et pour ce sujet très intéressant.

    J’ai d’ailleurs déjà abordé ce sujet sur la contraction et la décontraction dans l’article Kihon, enchainement de poings, où je vous parle de l’alternance cyclique entre contraction et décontraction.

    A+
    Bruno

  3. Excellent! Un énorme merci à toi Bruno. Cela fait vraiment drôle de voir cet article sur ce blog que j’admire et que je viens visiter très régulièrement.

    J’espère qu’il apportera au plus grand nombre d’entre vous dans leur pratique martiale.

    Si jamais vous avez des questions supplémentaires, n’hésitez laisser des commentaires à la suite.

    Bien à vous,
    Fabien
    Article récent de Fabien NOËL : 3 étapes pour avoir des déplacements et des esquives parfaitesMy Profile

  4. Franchement très intéressant pour tout les disciples des Arts Martiaux. Je ne savais qu’au moment ou le muscle et bien contracté, il est aussi plus vulnérable ou plutôt que les sensation de douleur sont plus accentuées.
    Merci Bruno Bandelier .
    Article récent de Mounir : Contraction et décontraction dans les arts martiaux !My Profile

    • Posté par MounirFranchement très intéressant pour tout les disciples des Arts Martiaux. Je ne savais qu’au moment ou le muscle et bien contracté, il est aussi plus vulnérable ou plutôt que les sensation de douleur sont plus accentuées.

      Mounir,

      Je ne me suis pas bien exprimé sur ce point là. Du moins, je n’ai pas assez développé.
      J’ai rectifier l’article pour compléter cette partie, Bruno va le modifier dès qu’il aura un peu de temps. Je t’invite donc à relire cette partie dès qu’elle sera à jour, pour ne pas rester sur ce concept incomplet.

      Merci à toi pour cette remarque, qui va permettre à l’article de s’enrichir 😉

      Bien à toi,
      Fabien
      Article récent de Fabien NOËL : Comment enrichir votre pratique martiale grâce au Qi Gong ?My Profile

  5. renaud patrick permalien

    je suis a bercy samedi avec tout le club

  6. Vivien permalien

    Coucou Bruno, il faudrait peut-être regarder du coté du Systèma pour en apprendre un peu plus à ce sujet, ils jouent beaucoup sur la décontraction.

  7. Vivien permalien

    Posté par Fabien NOÃ�LOui tu as raison Vivien,

    Par contre en Systema ils vont beaucoup plus dans l’extrème. Je n’ai pas encore fais de stage dans ce style, mais dès que je peux je le ferai. Ca à l’air très intéressant et efficace sur certains points.
    Article récent de Fabien NO�L : Arts martiaux et non-violence, amis ou ennemis ?

    Salut, de toutes façons, il faut toucher un peu à tout si on veux se tracer une voie objective …

  8. Un superbe article !
    J’ajouterais un point de plus au résultat d’être trop contracté: une moins bonne endurance: au bout d’un moment, on a plus rien dans les bras (ou les jambes)
    Au sujet de la conclusion, j’ai cru qu’elle mettait adressée personnellement 😉
    En tout cas, ça fait une petite piqure de rappel bien intéressante lorsque l’on s’entraine chez soi (et aussi en club): toujours rechercher les sensations dans le mouvement pour s’assurer qu’on le travaille comme il se doit.
    Encore bravo pour cet article !

  9. Vincent permalien

    Article très intéressant !
    Je pense avoir le problème d etre trop contracté lors des Katas surtout.
    Peut etre le stresse ou la peur de decevoir , de vouloir bien faire…
    Je vais travailler sur ca…

  10. cette article m inspire , l unité du yin/yang c est ma devise, embrasser les contradictions du quotidien, si c est ça le karaté ( je suis convaincu) j aurai trouver ma méditation en mouvement!
    petit je voulais faire du karaté cela ne c est pas fait, aujourd hui je vie mon rêve d enfant au quotidien !
    Gassho
    Article récent de Dosen : Comment se défendre face à une agression ?My Profile